Claude Flach (F)

Et si la démarche du peintre, nonobstant l’invention d’un monde, était aussi de témoigner du monde, donc de toutes les existences.

Peintre, je témoigne des gestes de l’humain, chaque geste, n’importe quel geste, pourvu qu’il soit signifiant de l’homme debout, de l’homme en recherche, ou de l’humain à terre. Je peins des corps lignes de vie.

Mes peintures se présentent comme des pierres rassemblées, racontant l’histoire humaine, ses envolées, ses chutes, son immobilité avant qu’un autre mouvement ne s’élabore. Les pierres rassemblées ont subi l’effacement du temps. Ne subsiste que l’essentiel.

Toute image en contient une autre : c’est l’image de l’image qui s’adresse à nous. Ne pas oublier : peindre est une quête de soi donc de l’autre. J’écris à l’encre sympathique avec l’espoir qu’entre les lignes des mots se fassent.

Ils sont là ces humains, qui nous dévisagent, pris dans leur camisole de faiblesse. Et ils espèrent. C’est ce qui les rend attachants.